Lemroudj_Setif_Algeria

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Cheikh Tahar Akhalfi


Tahar Akhalfi
 

De son vrai nom Akhrib Tahar, cheikh Tahar Akhalfi est né à Lemroudj en 1917 (suivant un jugement de 1960). Mais selon lui, il serait né bien avant, puisqu'il est plus âgé d'une année que cheikh Amar dont la date naissance remonte à 1908.


Son père Akli était propriétaire terrien, relativement riche, Sa mère s'appelait Yamina.


Très jeune, Cheikh Tahar avait fréquenté l'école Coranique de la mosquée de Sidi Hamed, sise au quartier IThakébila à Lemroudj. Cheikh El Madani Benhamed était son premier maître chez qui il avait appris par coeur les soixante versets du Saint Coran ainsi que les rudiments de la langue arabe.


Puis, à l'âge de 15 ans, il s'était inscrit à la Zaouia de Sidi Abderahmane, en Grande Kabylie, pour parachever ses études, notamment en théologie musulmane. C'est là qu'il avait eut comme maîtres Cheikh El Mouloud El Hafti et cheikh Arezki Echerfaoui.


Avec ses deux maîtres, Cheikh Tahar avait appris la chariaa musulmane (Législation divine), la grammaire arabe, la géographie et l'histoire ainsi que les rudiments d'astrologie.


Après le décès de son père, il était contraint de revenir au village natal pour prendre en charge la gestion des biens qu'il leur avait laissés. Pendant longtemps, il ne s'occupait que des terres léguées par son père, aidé par son frère Mohand Améziane, moins âgé que lui.


Ce n'est qu'au début des années cinquante du vingtième siècle que cheikh Tahar avait commencé à exercer les fonctions d'Imam à Thakliaath Yafsar. Ensuite il avait exercé les mêmes fonctions successivement aux villages Issalem, Ichaavane, Ouled Ali Benathmane et Akhrib (Béni Gheboula).


A noter qu'il était rémunéré par les populations des villages où il avait exercé, sauf à Akhrib de Béni Gheboula où il était pris en charge par l'administration des affaires religieuses comme fonctionnaire. Il avait cessé ses fonctions en 1990 après qu'il ait été mis en retraite.


Durant l'exercice de ses fonctions d'imam et même après sa mise en retraite, cheikh Tahar, rendait justice musulmane à tous ceux qui venaient le consulter. Comme il rédigeait des actes de propriété. Ses services étaient bien appréciés par les habitants des villages où il avait exercé et bien au-delà.


Il est à noter que cheikh Tahar avait fait le pèlerinage à la Mecque (Arabie Saoudite). Il avait perdu la vue pendant plus de 15 ans avant de mourir le 6 juillet 2011 à l'âge de 104 ans ; que Dieu Tout Puissant ait son âme en son vaste Paradis. Il fût enterré au cimetière de Lemroudj le 7 juillet 2011 en présence de centaines de personnes venues de tous les villages voisins lui rendre un dernier hommage.


Auteur : Rachid Sebbah

 



02/03/2010
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