Lemroudj_Setif_Algeria

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Randonnée du 28 mars 2010

Le dimanche 28 mars 2010 fût ensoleillé et chaud. Rabah et moi avons profité pour aller nous promener du coté du lieu dit 'Ighil Ouamghar' (qui signifie le bras du vieillard).

Pour moi, c'est la première fois que je découvre les lieux. Ce qui n'est pas le cas de Rabah qui a eu l'occasion de s'y rendre lorsqu'il était jeune.

L'objectif que nous recherchons est de nous promener aux alentours de Lemroudj et surtout de prendre des photos de ces espaces laissés à l'abandon. J'ai pris avec moi un appareil photo  numérique pour en profiter au maximum.

Au départ de Lemroudj, nous avons démarré à 13h30 et nous sommes revenus à 16h. Pour se faire nous avons fait environ un kilomètre en voiture avant de commencer la marche à pied.

Nous avons laissé le véhicule près du pont puis nous avons traversé le petit ravin qui nous séparait du point de départ d'Ighil Ouamghar. L'objectif est de monter jusqu'au sommet de la côte appelé 'Taarkouvth Lvaz'. C'est avec joie que nous entamons la randonnée, première du genre.

Dès le départ, notre attention est attirée par le fait que le parterre est parsemé de couches de pierres superposées pointant vers le haut. Par ailleurs, le chemin est tracé et par conséquent nous n'avons aucune difficulté à marcher. Le maquis est présent sur les cotés du chemin qui longe cette côte.

Dès que nous avons fait quelques pas, nous avons aperçu clairement le village Ouled Ali Benathmane avec en avant plan le lycée flambant neuf, la bibliothèque municipale dont les travaux sont terminés et réceptionnés mais non encore opérationnelle et le collège d'enseignement moyen.

De l'autre coté, nous avons aperçu les villages Lemroudj et Krima. Mais le panorama est encore plus splendide au fur et à mesure que nous escaladons la côte relativement douce. Au  sommet, nous avons pu voir également les villages Froukh (Ijmati), Bouzakout, Bouandas ainsi que le lieu où se tenait le marché hebdomadaire du temps de la colonisation (Elhad Lanasser).

Sur notre trajet, nous avons pu rencontrer plusieurs espèces d'arbres forestiers et d'herbes sauvages dont certaines aux fleurs multicolores très jolies à voir. La verdure ne fait que commencer. La nature sera plus belle à voir les jours à venir lorsque d'autres espèces d'arbres, d'herbes et de buissons seront en fleurs. Nous serons alors en présence d'un tableau de peinture offert gracieusement par la nature.

A quelques mètres du point culminant, notre attention est attirée par des étendues de terres fertiles laissées à l'abandons alors qu'elles pouvaient bien être cultivées ou plantés d'oliviers ; arbres très adaptés pour notre régions. Ces terres fertiles non travaillées s'étendent sur une bande spacieuse et largement accessible.

D'ailleurs, nous avons rencontrée un homme ayant la soixantaine d'années qui n'a pas hésité à nous faire part de ses regrets de voir ces terres en friche alors que leurs parents, dans un passé récent, tiraient profit en les faisant fructifier.

Ce monsieur a ramené avec lui ses quatre chèvres pour leur faire brouter de l'herbe afin, dit-il, de consommer du lait frais et de faire l'économie de l'achat de cette denrée indispensable.

Il est aussi vrai, que de nos jours, les jeunes ne sont plus attirés par le travail de la terre qui, à leurs yeux, est pénible et couûeux et, de plus, le résultat est incertain puisqu'il est soumis aux aléas de la nature.

D'un côté ils ont raison ; mais, de l'autre côté, si tous les citoyens raisonnent ainsi, nous n'aurons plus de denrées alimentaires sur le marché. Il faut bien que chacun fasse fructifier ses terres pour les rendre productives et contribuer à réduire la facture alimentaire de la famille et celle de toute la nation.

Ces lieux que nous venons de visiter peuvent aussi servir pour des randonnées touristiques pour peu que des sentiers soient ouverts en pleine forêt et que des investisseurs s'y mettent. L'exploitation de ses espaces entraînera la mise en valeur des potentialités touristiques et la création d'emplois pour les jeunes de la région.

Enfin, nous comptons y retourner bientôt afin de revoir ces lieux avec plus de verdure et de fleurs sauvages, mais aussi pour y découvrir encore d'autres espaces que n'avons pu visiter ce dimanche 28 mars 2010. La prochaine fois, nous comptons nous faire accompagner par un citoyen de Lemroudj, nommé Saci, qui nous a fait part de ce qu'il sait sur les lieux. Selon lui, il y a des traces de vieilles habitations, d'une mosquée et de tombes qui méritent bien de l'intérêt de notre part.

 

Auteur : Rachid Sebbah



30/03/2010
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